Leonora Carrington

Expositions:


Leonora Carrington

Maison de l'Amérique Latine

30 mai-18 juillet 2008


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The Flying Ur Jar 1953.



Jacqueline Chénieux-Gendron a le plaisir d’annoncer la conférence qu’elle va faire portant sur l’œuvre littéraire et plastique de Leonora Carrington, qui se tient à l’invitation de la Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard St Germain, Paris 7ème (M° Solférino ou Rue du Bac) le mercredi 4 juin, à 18 h 30. Cette conférence accompagne une exposition d’œuvres de eonora Carrington datant surtout des 20 dernières années, qui se tient en ce même lieu, s’ouvre le 30 mai, et reste accrochée jusqu'au 18 juillet. Elle projettera des reproductions d’œuvres plastiques anciennes, non exposées.
 Quelques informations:  il faut savoir que c’est en France que Leonora a été publiée en premier avant la deuxième guerre mondiale, et à nouveau dans les années 70 et 80, mais que la réception de l’œuvre littéraire et plastique, après la période brève, fulgurante, datant des années 1937-39, a été très fragmentaire, tout autant ici qu’aux Etats-Unis (sauf dans quelques revues, telle VVV, 1942-1944 ou View et, pour la peinture, une seule exposition individuelle à New York en 1948, il est vrai dans la prestigieuse galerie Pierre-Matisse). Au Mexique où Leonora Carrington vivait depuis 1943 , la regrettée Inès Amor expose cependant avec fidélité Leonora. Cela dit, cinq ou six publications en revues en trente ans – des contes ou ce récit d’une descente aux enfers du délire qu’est En bas – ne rendaient pas le parcours aisément accessible, même si André Breton inclut un des contes dans son Anthologie de l'humour noir en 1950.
C’est Gloria Orenstein (The Theater of The Marvelous, New York, University Press, 1975) et Jacqueline Chénieux Gendron (dans la revue Le Nouveau Commerce, dès 1975, puis dans Le Surréalisme et le roman, Lausanne, L’Age d’homme, 1983) qui ont renoué, par leurs publications et leurs rencontres amicales avec Leonora, les liens rompus entre elle et Henri Parisot, son premier éditeur en France. Avec Henri Parisot, directeur de la collection « L’Age d’or » chez Flammarion, Jacqueline Chénieux-Gendron a personnellement établi, traduit et/ou préfacé l’œuvre littéraire de Leonora Carrinton (La Débutante, contes et pièces, Flammarion, 1978, épuisé, La Porte de pierre, ibid., 1976, épuisé, ou Le Cornet acoustique, ces deux livres établis et traduits par Henri Parisot, et le dernier, encore disponible en coll. G/F) et enfin établi seule ou traduit les textes de Pigeon vole, contes retrouvés, suivi de Histoire du petit Francis, Le Temps qu’il fait, Cognac, 1986, épuisé. Des ensembles choisis ont chaque fois aussitôt été relayés, peu ou prou modifiés par L.C., par l'édition américaine. Depuis les années 90, des traductions des textes et des études critiques se sont démultipliées un peu partout dans le monde, du Mexique au Japon, en passant par l’Allemagne et l’Italie. Un beau livre d'art a récemment paru aux Etats-Unis et en Espagne.
La lecture de cette œuvre est contrastée, la position de JCG s’attachant de son côté au travail des langues dans la peinture et les contes.
Parallèlement, aucune galerie parisienne ni musée n’a pris durant toutes ces années le risque de réaliser une exposition personnelle de Leonora à Paris. L’exposition de la Maison de l’Amérique Latine, même si elle n’a pas pu réunir tout ce qu’elle ambitionnait sur l’ensemble du parcours, est donc une occasion rare, saisie dans le cadre d’un hommage à Octavio Paz, pour le dixième anniversaire de sa disparition.