Expositions et manifestations
Mis à jour (02 Février 2012)
Claude Courtot: Chronique d'une aventure surréaliste (quatre tomes) est disponible aux Editions de l'Harmattan.
René Magritte exposé à Grenoble en 1927
Depuis le 29 janvier 2012 et jusqu’au 27 mai, se tient au musée Felix Art Museum de Drogenbos (Belgique, près de Bruxelles) une exposition intitulée Grenoble 1927. Un panorama de l’art belge. Cette exposition qui présente des œuvres d’artistes belges (Ensor, Magritte, Permeke, De Boeck…) reproduit presque intégralement un évènement organisé à Grenoble d’août à octobre 1927 par « l’Association belge de propagande artistique à l’étranger » et Andry-Farcy, le conservateur du musée municipal de Grenoble. L’exposition de Grenoble en 1927 intitulée L’Art belge comprenait deux groupes d’œuvres : le premier rassemblant des toiles et des sculptures d’artistes belges représentatifs d’une modernité alors assez classique (Brusselmans, Ensor, Ramah, Spilliaert, Wouters,…) et le second présentant des artistes plus avant-gardistes (Permeke, Van Den Berghe, Magritte, Lebrun, De Boeck, Servanckx) ordonnés dans quatre sections : « expressionnistes » « surréalistes » « jeune peinture » « plasticiens ». Le deuxième groupe d’artistes correspondait surtout au choix des animateurs de la revue belge Sélection et en particulier de Paul Gustave Van Hecke. La section surréaliste comprenait deux peintures de René Magritte et deux peintures d’Auguste Mambour qui était alors considéré comme surréaliste. C’est donc la première fois qu’un musée public en France présentait des œuvres surréalistes et c’est aussi la première fois que Magritte était exposé en France.
74 œuvres belges ont alors été montrées à Grenoble et à la suite de cette exposition une trentaine d’œuvres ont été données au musée de Grenoble qui devint ainsi le premier musée français à posséder une collection d’art vivant belge.
Sous l’impulsion de Céline De Potter le musée Felix de Drogenbos, bâti sur l’ancienne propriété de Félix De Boeck, présente donc une reconstitution de l’exposition de 1927 en collaboration avec le musée de Grenoble. 40 œuvres présentées à Grenoble sont exposées à Drogenbos, et quand les œuvres n’ont pas été retrouvées, elles ont été remplacées par des œuvres similaires de l’artiste. On peut donc voir des tableaux de Magritte, telles Les épaves de l’ombre (1926) et L’Homme du large (1927) et des tableaux de Mambour.
Un très beau catalogue de 346 pages, édité par le Felix Art Museum accompagne cette exposition. Rédigé en 3 langues (Anglais, Flamand, Français) cet ouvrage est illustré de photographies couleur des 74 œuvres présentées, complétées par une documentation abondante ainsi que par les photographies de l’exposition de Grenoble et du catalogue ( 4 pages !) de l’époque. Les contributions au catalogue permettent de comprendre la genèse du projet de Grenoble, les rôles du conservateur « novateur » Andry-Farcy ou de Paul Gustave Van Hecke ainsi que les silences des surréalistes français sur l’exposition de Grenoble.
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Le Surréalisme à Paris
2 octobre 2011 – 29 janvier 2012
Fondation Beyeler (Suisse).
La Fondation Beyeler présente, pour la première fois en Suisse, une vaste exposition consacrée au Surréalisme à Paris, un des mouvements artistiques et littéraires les plus essentiels XXe siècle. On pourra y voir des œuvres maîtresses de de Salvador Dalí, René Magritte et Joan Miró ainsi que d’autres éminents représentants de ce mouvement. Elle permettra en outre au public de découvrir les légendaires collections privées surréalistes de Peggy Guggenheim et de Simone Collinet, la première femme d’André Breton. Constituée d'illustres peintures et sculptures, l'exposition rassemble également des objets, des photographies, des dessins, des manuscrits, des bijoux et des films.
Le commissaire de cette exposition est Philippe Büttner, conservateur à la Fondation Beyeler.
Cette exposition devrait être présentée dans une seconde étape aux Musées royaux des
Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles (mars à juillet 2012).
Images de presse sous http://pressimages.fondationbeyeler.ch
Contact/Presse: Catherine Schott, Head of Public Relations
Tel. + 41 (0)61 645 97 21,
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, www.fondationbeyeler.ch
Fondation Beyeler, Beyeler Museum AG, Baselstrasse 77, CH-4125 Riehen
Heures d’ouverture de la Fondation Beyeler: tous les jours 10h00–18h00, le mercredi jusqu’à 20h00
télécharger le dossier de presse. (fichier pdf)
Mercredi 26 octobre à 18h30, à Riehen, à la fondation Beyeler,
"ANDRÉ BRETON, UNE COLLECTION MANIFESTE"
CONFÉRENCE DE JEAN-MICHEL GOUTIER
Proposée par l’Alliance Française de Bâle avec la Fondation Beyeler, à l’occasion de l’exposition « Dali, Magritte, Miro. Le surréalisme à Paris » (jusqu’au 22/1/2012)
Comme l’expliquera Jean-Michel Goutier, « l’histoire de la collection d’André Breton est certes le témoignage emblématique de la trajectoire personnelle et passionnelle d’un « passant considérable » du XXe siècle mais aussi et surtout le miroir fidèle du surréalisme qui, en privilégiant le recours au monde intérieur et en réconciliant l’art, la poésie et la vie, a modifié le climat mental de son temps ».
Membre du dernier groupe surréaliste auprès d’André Breton, Jean-Michel Goutier fut membre du comité scientifique pour les expositions André Breton/La beauté convulsive (Centre Pompidou 1991) et Paris et les surréalistes (Centre de Culture Contemporaine, Barcelone 2006). Il a collaboré au catalogue de l’exposition La Révolution surréaliste 1919-1945 (Centre Pompidou 2002), réalisé un ouvrage d’art sur les poèmes-objets de Breton : Je vois, j'imagine (Ed. Gallimard 1991), édité les lettres de Breton à sa fille Aube (Ed. Gallimard), le volume André Breton/ Mettre au ban les partis politiques (Ed. de l’Herne), et donné des conférences en 2003 à propos de la vente de la collection Breton.
Jean-Michel Goutier sur le site de l'AABP.
Musée des beaux-arts de Brest
Exposition
"L’aventure de l’art abstrait" : Charles Estienne,
critique d’art des années 50
Du 13/07/2011 au 07/11/2011
Critique d’art d’humeur romantique ou massacrante selon ses mots, poète et auteur de chansons, Charles Estienne (Brest, 1908 -Paris, 1966) est une figure majeure du monde de l’art des années 1950 et 1960. Il est le talentueux chroniqueur et polémiste des rubriques « arts » de journaux comme Combat, France-Observateur où Art d’Aujourd’hui.
Marqué par l’oeuvre de Paul Sérusier découvert en Bretagne en compagnie de Jean Deyrolle et par la pensée de Kandinsky, il s’intéresse aux artistes contemporains dès son arrivée à Paris en 1945 devenant un fervent défenseur des artistes de la deuxième école de Paris puis particulièrement des abstraits lyriques. Proche d’André Breton - leur rencontre date de 1947 - il participe à la vie de la galerie A L’Etoile scellée dans laquelle Breton va montrer les jeunes talents à côté des surréalistes. Il est l’auteur de nombreux textes, dont L’Art abstrait est-il un académisme ?, pamphlet dirigé contre l’abstraction géométrique jugée « froide » et formaliste.
L’exposition, réalisée en partenariat avec le Frac Bretagne est forcément sélective et de parti-pris. Elle retrace le parcours critique et passionné de Charles Estienne, des maîtres de l’École de Pont-Aven aux peintres abstraits de l’après guerre. Elle part des oeuvres du Frac et du musée de Brest et bénéficie de nombreux prêts de plusieurs grands musées, d’archives (Archives de la critique d’art à Rennes et Bibliothèque Kandinsky - Centre Pompidou) et de collections particulières.
Commissaires de l’exposition :
Françoise Daniel, directrice du musée des beaux-arts de Brest,
Catherine Elkar, directrice du Frac Bretagne
Musée des Beaux-Arts : 24, rue Traverse 29200 BREST Tél : 02 98 00 87 96
Ouvert tous les jours, sauf le lundi, le dimanche matin et les jours fériés de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Dossier de presse en fichier pdf
